Bilan lecture, mi-octobre 2020

Suite du challenge de LivrAddict avec 2 bonnes lectures, une petite déception et une très grosse déception.

Tout d’abord, le dernier pavé de Ken Follett, Le crépuscule et l’aube.

Cette fois, nous somme en 997 dans le petit village de Dreng’s Ferry qui deviendra le Kingsbridge des Piliers de la Terre. On suit Edgar, constructeur de bâteaux, Ragna, une noble Normande qui va épouser l’ealdorman (représentant local du pouvoir royal) Wilwulf, le moine Aldred et le grand méchant évêque Wynstan.

C’est du bon Ken Follet : on est vraiment immergés dans l’époque. On sent que l’auteur s’est très bien documenté. Dès le premier chapitre, on est plongé dans l’aventure et les rebondissements se suivent à grande vitesse. Heureusement, ça se calme un peu par la suite. L’histoire prend assez vite son rythme de croisière avec les gentils qui essaient de réaliser quelque chose et les méchants qui leur mettent des bâtons dans les roues. L’histoire est quand même suffisamment intéressante pour qu’on accroche.

Aucune difficulté de lecture par contre vu que chaque prise de position ou chaque mensonge est expliqué (“je dis ça en espérant tel effet…”). C’est un peu lourd mais au moins c’est clair.

Par contre, fans de Vikings, passez votre chemin, s’ils sont présents c’est uniquement comme menace ou sujet de négociation. On ne suivra aucun Viking de près.

Une bonne lecture mais un peu moins inspirée que Les piliers de la Terre. A conseiller en vacances, quand on a du temps et qu’on veut pouvoir lâcher son livre de temps en temps et s’y replonger facilement. Je lui mets 3 étoiles.

J’ai ensuite entamé Kraken, de China Mieville. Si vous vous rappelez, c’est le livre du challenge qui me faisait le plus envie.

L’histoire commence lorsqu’un conservateur du Muséum d’histoire naturelle de Londres fait visiter le clou du centre Darwin : un calmar géant de plus de 8 mètres de long, conservé dans son bocal-piscine. Petit problème : le tout a disparu.

Bon, jusque là, ça allait. Il y avait bien quelques remarques que je sentais qui m’échappaient, n’ayant pas toutes les références culturelles anglaises mais rien de grave.

Puis c’est devenu vraiment trop invraisemblable et confus.

Spoiler
Un exemple : le gars se fait enlever de chez lui, par un homme et un nain, entrés chez lui par la boîte aux lettres dans un petit colis après avoir été pliés par un as de l’origami.

Je n’ai rien contre un peu de “magie” mais ça doit servir le récit, et pas s’accumuler au point d’être le récit en lui-même.

Bref, j’ai abandonné, ce qui dans mon système de cotation vaut une étoile.

Je me suis réconciliée avec l’Angleterre avec La meilleure d’entre nous, de Sarah Vaughan.

Quatre femmes et un homme se lancent dans un concours de pâtisserie pour devenir la nouvelle incarnation d’une marque fondée par Kathleen Eaden en 1966. Le roman alterne entre l’histoire personnelle des femmes, principalement, les épreuves de pâtisserie et des extraits du livre de pâtisserie de Kathleen Eaden.

C’est bourré de bons sentiments mais on a aussi quelques réflexions sur la quête de la perfection dans la vie des femmes, la maternité, la vie de couple, la réalisation professionnelle et, bien sûr, la pâtisserie.

Je dois dire que j’ai bien accroché. Les personnages sont attachants. Je n’ai pas trouvé ça trop mélo non plus. Un très bon moment de lecture même si je ne crois pas que je m’en souviendrai longtemps. Trois étoiles, donc.

Ensuite, changement radical d’atmosphère avec Les Lieux sombres, de Gillian Flynn

On suit la vie de Libby, seule survivante du massacre de sa famille quelques années plus tôt dans une ferme au fin fond du Kansas. En pleine nuit, sa mère et sa soeur ont été tuées à coup de hache et achevées au fusil de chasse et son autre soeur a été étranglée. Son père, alcoolique, ne vivait plus avec eux et le témoignage de Libby, 7 ans à l’époque, a conduit à l’arrestation de son frère, qui est en prison à vie.

Alors c’est noir, très très noir. J’ai vraiment eu du mal à m’attacher aux personnages. On parle de meurtres mais surtout de misère sociale, d’alcoolisme, de drogues, d’ennui, de manque d’espoir, de mauvaises décisions et de laisser-aller : Libby est en pleine dépression mais elle est aussi voleuse et menteuse, comme elle le reconnaît elle-même. Sa mère était au bout du rouleau et complètement dépassée. Sa soeur ainée était mèle-tout et caftait pour avoir un peu d’argent. Son frère n’était pas du tout intégré à l’école. On suit aussi un sataniste qui égorge des vaches et d’autres personnages à l’avenant dans ce bled paumé et ruiné par la crise rurale des années quatre-vingt.

En dehors de ça ce n’est pas vraiment mal écrit mais je m’attendais à des rebondissements comme dans le film “Gone girl” qui était l’adaptation du roman “Les apparences” de la même autrice. Mais non, rien de ça ici, on va juste de témoignage en témoignage pour au final avoir le déroulement de la nuit du meurtre.

Bref, je n’ai pas vraiment apprécié et j’attribue deux étoiles à ce roman sombre.

Du coup je ne sais pas si je lirai American Psycho, je crois que j’ai ma dose…

Enfin, sinon, il reste 8 lectures pour ce challenge donc j’y retourne 😉

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