Bilan lecture, fin septembre 2020

Voici mon bilan lecture de la deuxième partie de septembre. J’ai terminé les 12 lectures du Pumpkin Autumn Challenge et j’ai entamé un nouveau challenge dont je vous ai parlé dans cet article. Voici les chroniques :

J’ai commencé par lire Des jours sauvages, de Xabi Molia.

En pleine pandémie, des gens fuient sur un ferry. Ils font naufrage sur une île au milieu de nulle part. Et puis ça part méchamment en sucette… Trahisons, maladie, paranoïa, meurtres, abus de pouvoir,… On peut dire qu’il se passe des choses. Malheureusement j’ai trouvé qu’il y a trop d’action et trop de personnages dans ces malheureuses 288 pages ce qui fait qu’on n’a pas vraiment le temps de rentrer dans le récit. Ca pourrait donner lieu à une bonne adaptation en série télévisée mais là je ne lui mets que 2 étoiles.

Ensuite j’ai lu Appelle-moi par ton nom, de André Aciman dont j’ai déjà publié la chronique. Une déception aussi.

Ayant enfin trouvé une lecture “couverture noire” qui m’accrochait pour le pumkin autumn challenge, j’ai lu Blade Runner, de Philip K. Dick.

Tout le monde connait le film, je crois, mais le livre est un peu différent. Dans un futur post-apo, on suit une journée d’un blade runner c’est à dire un flic chargé de tuer les androïdes évadés de Mars.

J’adore lire ces anciens récits de science-fiction. Ici, l’avenir se situe 30 and après l’année de parution du livre (1966) mais cet avenir est lui même daté d’il y a 30 ans. On peut alors jouer aux jeu des différences avec le monde actuel. Dans Blade Runner, les gens qui le peuvent ont migré sur Mars, accompagnés d’androïdes plus intelligents qu’eux. Il y a évidemment des voitures volantes et de la téléphonie vidéo mais par contre aucun GSM et aucune assistance dans les voitures. Les espèces animales sont presque toutes éteintes mais les gens peuvent en acheter à la pièce, de l’araignée à l’autruche, pour le prestige d’en posséder et ne “rien” en faire (pas même un programme de reproduction). La télévision et la religion sont en concurrence. On se fait un café en appuyant sur un bouton, les vitres sont opacifiables mais les lits ont toujours des courtepointes. C’est amusant.

L’histoire en elle-même est bien construite. L’intelligence des androïdes amène à de belles réflexions sur ce qui fait la spécificité humaine, principalement via l’empathie.

Un roman assez court que je recommande, 3 étoiles.

Et pour terminer le premier challenge de l’automne, j’ai découvert Carmilla, de Joseph Sheridan Le Fanu, pour la catégorie “vampires”.

Publié de 1871, 25 ans avant Dracula de Bram Stoker ce court roman est parait-il un classique du genre.

J’ai adoré l’écriture en elle-même. Tout le charme du livre tient en des phrases telles que “Le soleil, dans toute sa mélancolique splendeur, déclinait à l’horizon sylvestre ; la rivière qui coule à côté de notre château et passe sous le vieux pont dont j’ai parlé sinuait entre plusieurs groupes de nobles arbres, presque à nos pieds, reflétant sur ses eaux la pourpre évanescente du ciel.”

Par contre, en ce qui concerne l’histoire, ce qui pouvait peut-être passer pour un thriller à l’époque a perdu beaucoup de son suspens. Une jeune fille est hébergée dans une famille. Son identité est cachée et la fille de la maison se met à dépérir. Vient ensuite un ami dont la fille est décédée et qui relate exactement la même histoire. Ils arrivent à la conclusion qu’il s’agit d’une histoire de vampire et prennent les mesures nécessaires. Rien de bien original vu de notre époque.

A lire pour l’atmosphère plus que pour l’histoire. Et 3 étoiles selon moi.

Puis ce fut ce début du second challenge d’automne, trouvé sur LivrAddict.

J’ai commencé par Geisha, de Arthur Golden. C’est l’histoire d’une petite fille de pêcheur, vendu par son père à une maison de geishas. On suit son évolution dans le Japon des années 30 et 40, sa vie de geisha jusqu’à son expatriation aux États-Unis.

Que dire ? Ce roman est à la fois documentaire et niais. La petite est vendue, vit un quotidien infernal entre des adultes cruelles, doit se former pour racheter tout ce qu’elle aura coûté (y compris son prix d’achat), n’aura jamais aucune prise sur sa vie mais elle se console avec la beauté des kimonos et en fantasmant sur un homme important. Mwouais…

J’ai néanmoins passé un bon moment de lecture ce qui donne 3 étoiles.

Ensuite, je suis passée à une lecture plus facile qui était bien cotée mais de laquelle je n’attendais rien de spécial. Les derniers jours de Rabbit Hayes, de Anna McPartlin retrace comme son titre l’indique les derniers jours de Rabbit, mère célibataire, en maison de soins palliatifs.

Je savais que ce serait triste mais j’ai vraiment apprécié ma lecture. On découvre les moments importants de la vie de Rabbit, les liens avec ses proches et comment ceux-ci font face à son décès imminent. Comme l’histoire se passe en Irlande, le thème de la religion est important, Rabbit étant athée et sa mère fort religieuse.

Je trouve qu’on rentre très vite dans l’histoire, même si j’ai toujours du mal avec les romans qui ont de nombreux personnages. Les dialogues et situations sonnent juste et on rit autant qu’on pleure. C’est vraiment réussi. Je lui attribue 3 étoiles.

Et je vais terminer ce mois avec Le crépuscule et l’aube, de Ken Follett. Un beau pavé de plus de 800 pages. A suivre…

 


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