Bilan lecture, mars 2021

Un bon mois de lecture encore avec 10 livres dont un roman congolais passionnant.
Couvertures

Nous sommes tous mortels, de Atul Gawande.
Ce livre a pour sujet la fin de vie : quelles structures et quels moyens existent pour que la fin soit sereine et heureuse, en adéquation avec les souhaits des malades. Par de nombreux exemples, Atul Gawande, chirurgien, nous illustre les choix possibles. C’est un livre bouleversant, parce qu’inévitablement on pense à sa propre mort, mais vraiment intéressant. Il permet surtout d’oser parler de ce que l’on souhaite pour soi, que qu’on estime une fin de vie digne.
★★★

Vas-y maman, de Nicole de Buron.
Une femme au foyer, ancienne journaliste, mère de deux jeunes ados, s’ennuie et décide de reprendre le travail. Mais entre son mari pour qui le foyer est un hôtel, les enfants qui profitent de la situation, les courses et les repas à assurer et les appareils ménagers qui tombent en panne, ce n’est pas facile tous les jours.
Nicole de Buron croque l’époque avec humour mais on parle bien de 1978 ! Si vous n’avez pas vécu cette période, vous risquez d’être choqués par bien des aspects. C’est presque de l’ethnologie. Heureusement que ça a bien changé !
J’ai bien aimé cette relecture mais je crois que c’est plus par “nostalgie” que pour sa qualité. Ca a quand même fort vieilli.
★★

Trois jours et une vie, de Pierre Lemaitre.
Un meurtre, un ado, un village où tout le monde se connaît. Pas trop mon genre de prédilection mais j’ai fait confiance à la plume de Pierre Lemaitre et j’ai une nouvelle fois été emportée. Les tourments d’Antoine, qui craint toutes les issues possibles y compris les plus improbables, font la richesse de ce roman, bien plus que l’action, relativement secondaire.
★★★

Ma soeur, serial killeuse, de Oyinkan Braithwaite
Korede, infirmière à Lagos, tente de vivre sa vie avec une mère indifférente et une petite sœur très belle mais mortelle pour ses amants.
Les chapitres très courts et l’écriture fluide rendent la lecture de ce petit roman très facile. J’ai un peu regretté le manque de descriptions qui font que l’histoire aurait pu se passer quasiment n’importe où. Un récit agréable à suivre mais pas exceptionnel.
★★★

Histoires comme ça, de Rudyard Kipling
Après la visite de la maison de Kipling en Angleterre (Bateman’s) en 2015, j’avais noté de lire ce livre pour comprendre certains objets exposés comme le fameux collier alphabet. Je m’en suis souvenue maintenant et il est tombé à point pour sortir d’une mini panne de lecture dans laquelle je tombais tout doucement.
C’est un ensemble de 12 contes écrits pour sa fille. J’ai apprécié l’originalité et l’exotisme des histoires. Certaines sont un peu datées comme celle où l’enfant éléphant qui reçoit des raclées de toute sa famille pour lui passer l’envie de poser des questions mais c’est l’exception. Le reste est intemporel et de qualité.
★★★

Bartleby le scribe, de Herman Melville
Le narrateur, notaire, engage un scribe pour recopier des actes. Ce scribe, Bartleby, extrêmement terne et insignifiant, commence par “préférer” ne pas s’occuper des relectures. Il “préfère” ensuite ne pas faire de courses hors de l’étude. Il finit par “préférer” ne plus écrire non plus, au grand dam du narrateur, hésitant entre rage et pitié.
La plume de Melville me plait toujours autant (Ado, j’avais adoré Moby Dick). Ici, l’histoire est extrêmement courte. Son côté absurde porte à la réflexion, étant donné que Bartleby ne justifie aucune de ses “préférences”. A découvrir.
★★★

Photo de groupe au bord du fleuve, d’Emmanuel Dongala
Méréana survit en cassant des pierres pour faire du gravier, comme un quinzaine d’autres femmes, au bord du fleuve. Un jour, elles décident de s’allier et d’augmenter les prix.
Cette histoire est le prétexte à dresser quelques beaux portraits de femmes au Congo contemporain. On découvre un pays rongé par la corruption, le machisme (sous le nom de “tradition”), les superstitions. Ces femmes font front pour sortir de la misère alors que tout est fait pour les enfoncer. Un roman fort et féministe qui ne laisse pas indifférent. Gros coup de cœur !
★★★★

Le cœur en dehors, de Samuel Benchetrit
On suit une journée d’errance du jeune Charly, 10 ans, dans sa banlieue parisienne assez pourrie.
Si l’écriture de Benchetrit est toujours aussi fluide et douce, je n’ai pas accroché cette fois à l’histoire. J’ai trouvé ça assez cliché, l’enfant des cités (drogue, misère,…) éblouit par les œuvres d’art et que l’amour sauvera. Bof.
★★

La mare au diable, de George Sand
J’ai lu ce classique par curiosité, principalement pour son titre. Grosse lacune dans ma culture qu’il fallait combler.
Je n’ai pas particulièrement aimé la romance édifiante de la première partie mais j’ai bien apprécié la partie “ethnologique” avec le mariage de 3 jours en Berry et la culture du chanvre.
★★

Heidi, de Johanna Spyri
Je ne connaissais Heidi que par quelques images du dessin animé. La montagne, une fille en chaise roulante…
J’ai adoré cette lecture. La simplicité de la vie en montagne, entre le grand-père, ermite qui vit de la vente de ses fromages, et Pierre, le jeune pâtre. Et la bonté de le jeune Clara, à Francfort, et les découvertes de la ville. Je n’oublierai pas cette petite Heidi qui m’a emportée dans la beauté des montagnes.
★★★★


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